clinique du pied et chirurgi du pied - Docteur Bernard OUTTERS




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Dr Bernard OUTTERS
Chirurgie du pied

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CLINIQUE DU PIED

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Traitement de l'hallux rigidus


Le traitement médical

Au stade initial, le traitement médical est de mise. Il comporte un traitement symptomatique (anti-inflammatoires …) associé surtout à des mesures « mécaniques » : chaussures larges et plates avec semelles fermes (pour éviter les contraintes articulaires, limiter le conflit dorsal au chaussage), voire des semelles avec une barre de roulement antérieur (pour faciliter le déroulé du pas).


Le traitement chirurgical

A un stade plus évolué, ou résistant au traitement médical, se discute le traitement chirurgical. Aucun traitement chirurgical ne peut restituer une articulation normale … mais il est possible de faire disparaître les douleurs, de façon complète ou partielle, d’améliorer la mobilité articulaire, de faire disparaître le conflit dorsal...

On peut distinguer trois cas de figure :

1 - Patient gêné seulement par le conflit dorsal et non par son articulation : c’est l’indication d’un "émondage" (nettoyage) de l’articulation visant à enlever les ostéophytes. Cette indication se justifie d’autant plus que les ostéotomies capables de limiter l’évolution arthrosique sont dépassées, et/ou que le patient est âgé. L’émondage est bien sûr pratiqué aussi lors des autres techniques. Il faut noter que si le conflit a été supprimé, l'arthrose reste encore présente : cela peut expliquer la persistance de phénomènes douloureux variables mais souvent tolérables.

2 - Patient gêné surtout par une douleur articulaire avec articulation détruite : c’est l’indication du blocage définitif de cette articulation (ou arthrodèse). On avive la tête du 1er métatarsien et la base de la 1ère phalange pour obtenir un contact qui sera pérennisé à l’aide de matériel (vis, plaque, …). La position du blocage est celle du « talon-bottier », autorisant 4 cm de talon. A terme, l’intervention doit permettre d’obtenir une fusion articulaire et une indolence complètes.

3 - Patient gêné par la douleur articulaire et la raideur avec articulation en partie respectée ( précisée par une I.R.M. ) : on peut effectuer une des techniques de « détente » articulaire dont le principe est de réaliser une ostéotomie de raccourcissement (section osseuse) du 1er métatarsien et/ou de la 1ère phalange. Ces techniques permettent d’enrayer l’évolution arthrosique, de limiter les douleurs et d’améliorer la mobilité.


Suites opératoires

1 - Après émondage simple.
L’appui est autorisé rapidement avec une chaussure ample. L’arrêt de travail est de l’ordre d’un mois, la reprise des activités sportives dès 45 jours. Le patient peut présenter encore des phénomènes douloureux en rapport avec l'arthrose, comme cela a été précisé. Ceci n'empêche pas la réalisation du blocage définitif, toujours possible si nécessaire.

2 - Après arthrodèse du gros orteil.
Le port d’une chaussure à appui postérieur est nécessaire durant six semaines à 2 mois pour favoriser la fusion articulaire. L’arrêt de travail est d’environ 2 à 3 mois. Le chaussage habituel est retrouvé au bout de 3 mois en moyenne (de préférence plutôt rigide initialement). A plus long terme, l’arthrodèse autorise une activité quasi-normale grâce au respect de l’articulation inter-phalangienne du gros orteil qui, forcée, permet une hyperextension : la marche n’est pas entravée, seule la course peut quelquefois se trouver limitée.

3 - Après ostéotomies raccourcissantes du premier rayon.
Les suites opératoires sont comparables à celles décrites dans le chapitre « Hallux valgus ».
Pour l’essentiel : Trois semaines de chaussage spécifique à appui postérieur. Arrêt de travail de six semaines à 2 mois. Rééducation très utile et commencée le plus tôt possible pour conserver les gains d’amplitudes articulaires. Sports et chaussage habituel à partir de 3 mois.